NOMBRES - Curiosités, théorie et usages

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ORIENTATION GÉNÉRALE    -   M'écrire   -   Édition du: 17/02/2008

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Général

RUBRIQUE   NOMBRES

Glossaire Général

 

TYPES DE NOMBRES

 

§ Inventaire

§ Rationnels

§ Transcendant

Infinitésimaux

§ Réels

§ Irrationnel

§ Univers...

Non-standard

§ Normaux

§ Gauss

§ Idéaux

 

 

Sommaire de cette page

>>> ENTIERS DE GAUSS

>>> ENTIERS D'EISENSTEIN

>>> ENTIERS DE GAUSS généralisés

>>> THÉORÈME DE FERMAT-WILES – SOLUTION ?

 

 


 

 

 

 

Entiers de Gauss

-Ý-

 

§  On utilise les nombre complexes pour obtenir certaines factorisations

 

Ø  On introduit le nombre imaginaire:
        Ö-1, généralement noté i

 

 

Exemple (Identités remarquables)

 

a² - b² =        (a – b) (a + b)

 

a² + b² =  (a – bÖ-1) (a + bÖ-1)

 

 

 

§  Gauss s'est intéressé à ces nombres complexes

Ø  Formés avec des nombres entiers, ils ont un comportement proche de ceux des nombres entiers

 

 

 

 

Ø  Notez qu'en représentation géométri-que des nombres complexes, les nombres entiers de Gauss sont ceux qui sont aux nœuds du quadrillage des nombres entiers en abscisse comme en ordonnée

 

 

Les nombres de la forme

a + bÖ-1

avec a et b entiers

 

sont décomposables de façon unique en nombres complexes non décomposables eux-mêmes (facteurs premiers)

 

 

Grille des entiers de Gauss

 

§  Les nombres entiers ordinaires qui sont somme de deux carrés peuvent être factorisés

 

  5 = 2² + 1² = ( 2   Ö-1) (2 +   Ö-1)

  8 = 2² + 2² = ( 2 – 2Ö-1) (2 + 2Ö-1)

10 = 3² + 1² = ( 3   Ö-1) (3 +   Ö-1)

13 = 3² + 2² = ( 3 – 2Ö-1) (3 + 2Ö-1)

 

§  Les nombres entiers premiers ne sont pas forcément décomposables en produit d'entiers de Gauss

Ø  Comme on vient de la voir, c'est le cas de tous les nombres qui sont somme de deux carrés

 

  3  non

  5  oui => 5 = ( 2Ö-1) (2 + Ö-1)

  7  non

11  non

13  oui => 13 = ( 3 – 2Ö-1) (3 + 2Ö-1)

     Etc.

 

 

 

 

Entiers d'Eisenstein

-Ý-

 

§  Les nombres de Gauss utilisent la racine carrée de l'unité

Ö-1 = i

 

§  Les nombres d'Eisenstein utilisent la racine cubique de l'unité

 3Ö1 = {  1,  j,    } 

 

 

 

a + i . b nombres de Gauss

a + j . b nombres d'Eisenstein

avec a et b entiers

  

Racine cubique de 1

Les trois racines de x 3 = 1 sont

1, j et j ²

j   = ½ ( - 1 + iÖ3 )

j ² = ½ ( - 1 -  iÖ3)

 

§  Les nombres entiers ordinaires qui sont somme de deux cubes peuvent être factorisés en produit de trois termes

Ø Notez: puissance trois => trois termes

 

Somme de deux cubes

a3 + b3  

= (a+b) (a² - ab  + b²)

= (a+b) (a+jb) (a+j²b)

 

35 = 23 + 33

= 5 x 7

= 5 (2 + iÖ3) (2 - iÖ3)    Voir calcul

 

 

 

 

Entiers de Gauss généralisés

-Ý-

§  Pourquoi ne pas créer des nombres avec la racine nième de l'unité ?

 

a + i . b  nombres de Gauss

a + j . b  nombres d'Eisenstein

a + z . b nombres de Gauss
                                              généralisés

 

 

§  En généralisant, nous voyons là une piste pour factoriser toute somme de deux nombres à la même puissance n en produit de n termes

 

 

Puissances n

an + bn
=  (a +
z1 b) (a + z2 b) … (a + zn b)

 

avec zi nombre complexe, racine nième de l'unité

 

 

 

 

 

Théorème de Fermat-Wiles – Solution ?

-Ý-

 

§  Revenons à la somme des carrés du départ de cette page

Ø  Lorsque le nombre somme de deux carré est lui-même un carré nous avons à faire aux triplets de Pythagore

 

 

Somme de deux carrés

a² + b² =  (a – bÖ-1) (a + bÖ-1)

 

a² + b² = 

3² + 4² = 5²

 

§  En généralisant aux puissances supérieures, on obtient la conjecture de Fermat qui est devenue le théorème de Fermat-Wiles

 

Théorème de Fermat-Wiles

 

an + bn =  cn

 

Cette équation n'a pas de solution en nombres entiers pour n > 2

(a, b, c non nuls)

 

 

§  Gabriel Lamé (1795-1850), annonce avoir effectué la démonstration  du théorème de Fermat en utilisant la factorisation mise en évidence ci-dessus

Ø  Hélas, il avait procédé à des généralisations trop rapides

Ø  Il a prêté à ces nouveaux nombres des propriétés de factorisation unique qu'ils n'avaient pas

Ø  Kummer invente une nouvelle race de nombres pour y remédier: les nombres idéaux

Ø  Mais Kummer, qui fait progresser la démonstration (et les mathématiques, par là même)  ne réussira à démontrer le théorème que pour n < 101 sauf n = 37, 59, 67 et 74

 

an + bn =  cn

=  (a + z1 b) (a + z2 b) … (a + zn b)

 

 

Contrairement aux entiers ordinaires et aux entiers de Gauss, ces nombres en a + zi b n'ont pas les mêmes propriétés de factorisation unique.

 

 

 

 


 

-Ý-

Voir

§  Entiers de Gauss et entiers d'Eisenstein

 

Aussi

§  Contemporains de G. Lamé

 

Sites

§   

 

 


 

ANNEXE

 

Calcul avec les deux méthodes

-          en nombres entiers classiques (toute somme de trois cubes est le produit de deux nombres)

-          avec les nombres complexes (seul intérêt de montrer la factorisation en trois termes)

 

35

= 33 + 23

 

 

 

= (a + b)

(a² - ab + b²)

 

 

= (3 + 2)

(9 – 6 + 4)

 

 

= 5

 x 7

 

35

= 33 + 23

 

 

 

= (a + b)

(a + jb)

(a + j²b)

 

= (3 + 2)

(3 + 2 x ½ (-1 + iÖ3)

(3 + 2 x ½ (-1 - iÖ3)

 

= (5)

(3 + (-1 + iÖ3)

(3 + (-1 - iÖ3)

 

= 5

x (3 - 1 + iÖ3)

(3 -1 - iÖ3)

 

= 5

x (2 + iÖ3)

(2 - iÖ3)

 

= 5

x ( 4 - i²Ö3Ö3 )

 

 

= 5

x ( 4 –(-1)(3) )

 

 

= 5

x ( 4 +3 )

 

 

= 5

x 7

 

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